Deuxième tour gratuit

6 déc

Cette session de cours sur les théories des médias de masse m’a amené à penser sur la société. On a vu comment l’avènement des technologies médiatiques (photographie, cinéma, télévision…) a radicalement changé notre société. On en est même arrivé à un point où les médias de masse sont devenus indispensables pour éviter l’effondrement du système tout entier. C’est bien malheureux, mais aussi mauvais sont-ils pour notre liberté, les médias de masse sont aujourd’hui nécessaire pour maintenir la masse sous contrôle.

Mais l’arrivée d’internet et de son interactivité web “deux-point-zéro” est venue se poser comme un cheveu sur la soupe des médias traditionnels. Ce nouveau média qui se caractérise par son interactivité vient pas mal troubler les habitudes de ces ancêtres. Ma tante Ghislaine peut maintenant donner son avis sur son blog. Hourra, la démocratie est sauve ! On peut aller se reposer et regarder des vidéos sur Youtube pour se détendre un peu. Bon, d’accord, j’exagère. Il est vrai qu’internet est un terrain assez libre pour que chacun puisse étaler ses points de vues et rejoint tout à fait la vision que Benjamin avait sur les médias de masse. Internet a permis la création d’une certaine culture plus autonome et  décentralisée : facebook, wikipédia, tweeter, les commentaires…  Mais dans le fond, combien ne sont pas suffisamment lessivés par le détergent médiatique pour y participer. Si l’on regarde son contenu, internet est globalement grégaire et répond tout à fait à la logique de spectacle et d’hédonisme. Les exemples sont bien nombreux et je ne doute pas que vous en trouverez rapidement par vous-même. Il me semble que, bien son interactivité, le web n’est qu’une extension de ce que les médias de masse ont mis en place. Une extension que nous entretenons nous-même, que nous renforçons dans notre propre aliénation.

Sans une prise de conscience générale, le web “deux-point-zéro” ne sera qu’une illusion de liberté de plus, une individualisation de plus. Derrière mon avatar, cette situation me désespère et me révolte. Ce soir, mon verre est un plus qu’à demi vide que d’habitude.

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Manipulation et médias de masse

30 nov

La semaine dernière je faisais référence au Petit traité de manipulation (R-V Joule & J-L Beauvois) sans vraiment plus en parler. Cet ouvrage utilise une approche scientifique pour montrer les différentes manipulations exercées au quotidien sur vous et moi. Il déconstruit bon nombre de “techniques” mercatiques et managériales. Je trouve que ce petit traité est un très bon complément aux théories sur les médias de masse. Le terme “manipulation” est souvent l’origine de polémique; ici, j’entendrai manipulation par le fait d’obtenir de quelqu’un une décision, un acte qu’il n’aurait pas effectué sans manipulation.

Le principe fondamental de la manipulation est ce que les auteurs appellent “la théorie de l’engagement”. Cette théorie dit que “Seul les actes nous engagent”. Autrement dit, ce sont nos actions et non nos pensées, nos sentiments qui nous engagent. On ne remet pas en cause nos actes mais nos opinions. Ainsi, après avoir acheté un téléphone portable fort bien publicisé mais ce révélant assez peu efficace, on s’obstinera à justifier notre achat plutôt que d’admettre qu’on avait tort. Cet engagement est d’autant plus fort que le sentiment de liberté de l’individu est grand au moment de prendre sa décision, car l’individu se sent moins engagé. Les sociologues étudiant ce phénomène d’engagement se sont d’ailleurs confrontés à un mystère : les décisions de sujets libres sont bien souvent identiques à celles d’un sujet contraint par une autorité explicite.

Du coup, qu’en est-il de la manipulation des médias de masse ? Car il est évident que les médias nous incitent à prendre des décisions “librement consenties”. Je pense que c’est dans ce principe de manipulation que s’incarne toute la puissance des médias. Ils influencent nombres de nos actes avec des “mais vous êtes libre de” et nous les intégrons à nos opinions pour ne pas avoir à contredire nos actions. Le résultat de l’influence des médias sur les individus dans un système démocratique est assez proche de celui des système totalitaires. Une minorité arrive à obtenir un comportement de la masse grâce à des stratagèmes. Mais la masse peut-elle vraiment se rebeller contre ses propres choix, ses décisions ?

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Carence en signifié

23 nov

Cette semaine j’aimerai parler de la notion de “misère symbolique” de Bernard Stiegler que l’on a décodé en mardi dernier en cours. Cette misère symbolique correspond aux messages de plus en plus dénués de sens diffusés par les médias. Avec l’avènement des médias de masse et du modèle capitaliste américain, cette misère s’est installé de plus en plus profondément dans les consciences des individus.

Ce manque de sens, ou plutôt ce vide, est lié à ce que Stiegler appelle la télécratie. La télécratie n’est pour moi qu’un moyen, et comme son étymologie le suggère, un moyen pour gouverner. Le pouvoir de la télécratie s’exerce presque exclusivement sur les masses. Cependant, le terme télécratie est réducteur aux vues du nombre de médias différents auxquels les masses sont soumises quotidiennement. Chaque jour, chaque individu est soumis à un nombre infini de message médiatisés. Et, en reliant cette notion à la vision de la démocratie de Chomski, Noam & McChesney¹, on aperçoit dans les médias de masses sont un formidable outils de contrôle. Contrôle qui a deux conséquences principales. D’une part, la création d’une pensée unique, formalisée, instaurée par le vide intellectuel. Tout idéal est remplacé par celui auquel les médias veulent que la masse adhère. Tout mouvement en dehors de ce courant principal est farouchement réprimé. Ce dernier l’est d’autant plus qu’entre en jeu la seconde conséquence : l’individualisation. Les médias de masses isolent les individus pour mieux les contrôler. Car à l’instar d’un régime totalitaire, il est toujours plus facile de contrôler un individu qu’une masse d’individus.

Ce qu’il y a de particulièrement fascinant -et à la fois effrayant- dans ce système télécratique, c’est comment une masse d’individus aussi libre de leurs choix peut paraitre tant contrôlée, domptée par une si petite minorité. Tout ceci me rappel bien étrangement Le petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens de Robet-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois

¹ : Médias, propagande et démocratie. (2004)

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Hocus Pocus – Mr tout le monde

18 nov

Ça se devait d’être partagé.

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L’amour, le pop-corn entre les dents

15 nov

Suite au billet stimulant de TheProf traitant de l’hypersexualisation, je me sens de rajouter ma goutte à la vague qui est passé chez les étudiants du cours de Théories de la communication de masse. Ce billet nous suggère de nous questionner sur le manque de “littératie sexuelle” des nouvelles générations modelées par les médias de masse. Je me suis donc questionné avec mon expérience de français.

En effet, cette vague de réflexion sur l’hypersexualisation fait suite aux premiers retours sur les conséquences de la suppression des cours d’éducation sexuelle au Québec. Il est assez évident que le langage, les attitudes ou les comportements à caractère sexuel arrive de plus en plus tôt chez les enfants. Ceci n’est évidemment pas une conséquence de la suppression des cours d’éducation sexuelle. Cette tendance est avant tout commandée par les médias de masse, la télé en tête. Les exemples ne manquent pas; prenez simplement la vision de l’amour que les films hollywoodiens véhiculent. Les messages hypersexualisant transmis par les médias de masse sont de plus en plus omniprésents et faciles d’accès (je pense bien sûr à internet). La grande disponibilité est une chose, mais l’autre point important est -comme pourrait le dire Bernard Stiegler- le traitement régressif et réducteur de la sexualité. L’accent est mis sur le plaisir -animal j’ai envie de dire- que l’on peut tirer personnellement d’une relation. Adieu, le respect de l’autre et la sensualité. C’est mon plaisir, ici, maintenant, tout de suite. Il en résulte la création d’un idéal grégaire que les nouvelles générations sont incapables de remettre en question et ayant pour principale conséquence la perte de la peur du danger des maladies. Les médias de masses ont occulté tout le reste pour ne garder que le plaisir charnel et instantané.

Alors pour les cours d’éducation sexuelle je pense qu’ils sont bénéfiques car ils vont à contresens de ce que propose les médias de masse. Au contraire de ces derniers, ils proposent une vision plus objective de la sexualité. Et quitte à ce qu’il y ait un message autant qu’il soit cohérent et pas dilué en plusieurs harmoniques pas forcément bien accordées qui compromettrait la transmission du message.

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Décors médiatique

27 oct

À croire que la simulation  m’intéresse ces derniers temps (ou bien est-ce une simulation de mon intérêt  ?). En réfléchissant à ce nouveau billet, The Truman Show m’est venu à l’esprit en réfléchissant sur l’influence des médias à notre déréalisation.

À l’instar de Truman, les médias ont créé une réalité factice autour de nous. Cette réalité nous englobe entièrement et nous parait tout à fait crédible. En fait elle est crédible car nous sommes nés dedans (tout comme Truman d’ailleurs). Elle est devenue notre origine, notre base. Tout individus plongé dans cette réalité est incapable de s’en défaire. Ou plutôt n’en ressent pas le besoin vu que ca paraît “normal”. Le faux nous paraît tout à fait vrai et les discussions menées en cours nous on fait dire qu’il nous fallait du faux pour croire du vrai. On préfère se référer aux médias de masse, et souvent avec une seule source, pour avoir une idée du vrai (qui est donc faut car médiatisé, vous suivez ?)

Les individus sont sous le contrôle du système. Celui-ci crée un autre monde qui l’arrange, un mensonge pour mieux régner. Le pouvoir de ce système est aux mains d’une minorité. Comme le réalisateur dans The Truman Show, une sorte de dieu qui façonne la vie des individus selon son vouloir. C’est le système qui se protège lui même en fait.

Mais pour casser cette bulle, contrairement à Truman, “l’amour cinéma” ne nous suffira pas, de la littératie médiatique serait sans doute mieux. Qu’en dites vous ?

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Réseaux sociaux et auto-médiatisation

23 oct

Depuis le début du cours sur les médias de masse, j’ai toujours essayé de réfléchir sur facebook mais sans vraiment trouver d’angle de vue. Cet angle je l’ai trouvé avec le simulacre et la simulation de Baudrillard.

Depuis l’apparition des médias sociaux, dont facebook est le fervent leader, nous sommes vraiment passé à une étape supérieure dans les médias en général. Car il ne faut pas l’oublier, facebook est avant tout un média. C’est en prenant un peu de recul que ca m’ait apparu comme une évidence : nous faisons exactement comme eux !

Sur facebook, la majorité des utilisateurs* partage leur vie, la diffuse ou même mieux, la médiatise. C’est assez étonnant de voir comment certains reproduisent les codes des médias de masse comme la télévision. Les contenus publiés sur facebook semble être partagés pour créer une réaction un commentaire, un “j’aime”. Pour cela le plus simple est de faire dans le spectaculaire, le choquant. Tout y passe : les status, les messages sur les murs les photos ou les vidéos. L’exemple le plus flagrant est sans doute les photos de soirées montrant ses amis dans des états d’ébriété avancée. Les commentaires tombent en général assez vite.

J’ai l’impression que le travail de sape des médias de masse fait que nous reproduisons ce qu’il nous ont “appris”, à travers les médias sociaux. Nous ne nous rendons pas compte que nous médiatisons notre propre existence. On simule notre vie quotidienne voire intime avec les codes que les médias nous ont transmis. Mais là où ca devient intéressant c’est que nous construisons cette simulation sur une autre simulation : celle diffusée par les médias de masse. Ok ca fait un peu le serpent qui se mord la queue ou rappelle certains films de science-fiction mais on doit pas en être loin. Je pense que nous sommes en train de passer un autre étape dans l’hyperréalité médiatique : on se déréalise nous même.

Je suis assez curieux, et en même temps je crains, de voir s de cette auto-médiatisation.

* : je m’exclus de la majorité car je n’utilise pas facebook de cette façon.

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Littératie appliquée

11 oct

L’autre soir j’ai sauté de ma chaise d’au moins 10cm en voyant comment une information a été traitée par le JT.

Petite mise en contexte : le 4 octobre dernier, en Hongrie, un bassin de stockage d’une usine fabriquant de l’alumine (matériau de base pour l’aluminium qu’on connait) s’est rompu, répandant,  que dis-je, inondant les villages alentours de plusieurs milliers de mètres cubes d’une boue rouge toxique. Cette vague de boue caustique, atteindre 2 mètres de haut par endroits, a causé beaucoup de dégâts, notamment écologiques.

J’ai découvert cet événement en parcourant le site Big Picture (affilié au The Boston Globe), proposant des reportages photos sur l’actualité. Pris d’une envie de littératie médiatique, je me suis demandé comment cette actualité pouvait être traité dans le JT. Je me suis alors concentré sur les JTs de 20h de France 2 (chaine publique française) et j’ai sauté sur ma chaise.

Premièrement, l’info n’est diffusée qu’a partir du 5 octobre au soir la rupture ayant eu lieu le 4. Deuxièmement, et le plus consternant, c’est la façon dont elle est traitée, je vous laisse juger :

Donc nous avons 20 secondes de catastrophe industrielle puis presque 2  minutes de chat écrasé, autrement dit du bête fait divers, où à la fin le chat n’est pas écrasé. Pendant presque 2 minutes on a le droit à un remake de Speed pour finir par apprendre que la malheureuse n’a rien du tout (tant mieux pour elle après tout). Ce n’est en fait que le lendemain soir, que la masse a droit au grand spectacle : “énorme catastrophe écologique”(!), maisons détruites, torrents de boue, “mais  regardez ma jambe, ca suinte encore”… bref du chat écrasé. Le sujet de mercredi 6 dure 2’30” environ et jeudi l’événement a le droit au gros titre avec un sujet de 4 minutes. Ensuite plus rien. Le choc est passé.

Bon d’accord, vous allez me dire qu’il y a aussi du poisson mort sur Big Picture, mais je crois que j’ai plus appris sur la catastrophe avec les photos qu’en regardant le JT. Ma toute récente littératie médiatique (elle vaut ce qu’elle vaut), m’a fait voir ce que je n’avais pas remarqué auparavant. Le JT fait tout son possible pour rendre les informations spectaculaires où pour faire peur à Jean et Jeanne de la masse. Une bonne partie des sujets et du fait divers et on préfère les potins politiques aux questions de fond.

Bref, soyez critiques !

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Consommation spectacle

4 oct

Ces derniers jours, mes cours en communication m’ont amenés pas mal de réflexion sur la place des médias de masse dans notre société développée. Petit à petit il m’a semblé possible de faire un pont entre la société de consommation de Baudrillard et la société du spectacle de Debord. Essayons.

Tout d’abord, dans La société de consommation(1970), Jean Baudrillard nous définit la société de consommation :

D’une certaine façon, il en est de même dans la l’abondance : pour que celle-ci devienne une valeur, il faut qu’il y en ait pas assez, mais trop [...], c’est la fonction du gaspillage à tous les niveaux
La société de consommation(1970), Jean Baudrillard

Les sociétés de consommation actuelles se caractérisent par donc l’abondance. Ceci vaut d’abord pour les objets “matériels”. Cependant aujourd’hui, nos sociétés modernes tendent vers un modèle de société du spectacle guidée par les médias de masse. Et il faut bien l’avouer, nous sommes dans une période d’abondance médiatique (et médiatisé). De plus il me semble que depuis l’avènement d’internet, les flux médiatiques se sont accrus de façon exponentielle; il y en a même trop. Il y en a trop pour un individu, mais pour une masse d’individu peut être pas.

Cette abondance de messages médiatisés à tendance à noyer les messages importants, utiles. De mon point de vue, c’est du gaspillage intellectuel et créatif. Mais plus que du gaspillage, l’abondance de contenus culturel plus ou moins pervertis est un somnifère de conscience. De plus, le spectateur étant à un illusion du choix médiatique (changer de chaine ne change pas fondamentalement les messages qui nous sont transmis), cette abondance génère une sérialisation par la léthargie des spectateurs.

“plus il [le spectateur] contemple, moins il vit”
La société du spectacle (1992), Guy Debord

Mais attention, les médias de masse ne sont pas inutiles pour autant. Il font partie d’un système assez complexe dont il est l’outil. Un outil qui servirait à contrôler les individus. D’un certain côté, cela ressemble à de l’instinct de conservation : le système se maintient par ses propres moyens.

C’est une vision pessimiste qui me parait bien trop réelle. Je me demande s’il y a une alternative à la culture de masse.

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Game over, please insert coin

26 sept

Ce billet m’est venu en réaction au billet de ma(?) collègue ingénue. Elle y aborde ce que j’appellerai la ludicisation des discours mass-médiatiques, et plus précisément des publicités. J’entends par ludicisation le fait que de plus en plus de publicités se basent sur un jeu faisant participer le (futur) consommateur.

Ce type de communication est apparue avec internet. Car, contrairement aux médias traditionnels comme la télévision ou la presse, l’informatique autorise la rétroaction de l’utilisateur. Les publicitaires se sont servis de ce levier interactif pour mettre en place une nouvelle façon de promouvoir leurs produits. Pour l’instant, ce type de publicité s’exprime principalement par des sites institutionnels ou des sites présentant un gamme de produits. Par exemple, vous avez Scorpio* vantant les mérites de son parfum via des mini-jeux ou la marque Wrangler promouvant une collection de vêtements (ma foi, de façon très réussie). Plus récemment, Tipex a créé une pub se basant sur la plateforme Youtube et sur le principe du typex.

Du point de vue de la communication, je trouve ces pubs ludiques très puissantes, bien plus que ses homologues télévisuelles. Le principal facteur de cette force est que l’utilisateur est impliqué. Contrairement à la télé, ou le spectateur subi le message, l’utilisateur d’une publicité interactive participe au message. L’implication de l’utilisateur est d’autant plus forte que les messages sont véhiculés sous l’alibi du jeu. Jeu dans lequel il est très difficile, voire impossible, de perdre pour ne pas frustrer le consommateur.

Au final le danger est qu’on finisse à la caisse non plus parce qu’on a été séduit par les qualités exceptionnelles d’un produit mais seulement parce qu’on s’est bien amusé avec la publicité. Pour clore ce billet, une petite citation à penser :

“Le jeu, c’est tout ce qu’on fait sans y être obligé.”
Mark Twain

* : J’ai pas retrouvé le site qui faisait la pub d’un déodorant (de façon assez similaire dans le ton) à l’aide d’un film interactif où l’utilisateur avait à faire des choix influant sur le scénario.

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