Cette session de cours sur les théories des médias de masse m’a amené à penser sur la société. On a vu comment l’avènement des technologies médiatiques (photographie, cinéma, télévision…) a radicalement changé notre société. On en est même arrivé à un point où les médias de masse sont devenus indispensables pour éviter l’effondrement du système tout entier. C’est bien malheureux, mais aussi mauvais sont-ils pour notre liberté, les médias de masse sont aujourd’hui nécessaire pour maintenir la masse sous contrôle.
Mais l’arrivée d’internet et de son interactivité web “deux-point-zéro” est venue se poser comme un cheveu sur la soupe des médias traditionnels. Ce nouveau média qui se caractérise par son interactivité vient pas mal troubler les habitudes de ces ancêtres. Ma tante Ghislaine peut maintenant donner son avis sur son blog. Hourra, la démocratie est sauve ! On peut aller se reposer et regarder des vidéos sur Youtube pour se détendre un peu. Bon, d’accord, j’exagère. Il est vrai qu’internet est un terrain assez libre pour que chacun puisse étaler ses points de vues et rejoint tout à fait la vision que Benjamin avait sur les médias de masse. Internet a permis la création d’une certaine culture plus autonome et décentralisée : facebook, wikipédia, tweeter, les commentaires… Mais dans le fond, combien ne sont pas suffisamment lessivés par le détergent médiatique pour y participer. Si l’on regarde son contenu, internet est globalement grégaire et répond tout à fait à la logique de spectacle et d’hédonisme. Les exemples sont bien nombreux et je ne doute pas que vous en trouverez rapidement par vous-même. Il me semble que, bien son interactivité, le web n’est qu’une extension de ce que les médias de masse ont mis en place. Une extension que nous entretenons nous-même, que nous renforçons dans notre propre aliénation.
Sans une prise de conscience générale, le web “deux-point-zéro” ne sera qu’une illusion de liberté de plus, une individualisation de plus. Derrière mon avatar, cette situation me désespère et me révolte. Ce soir, mon verre est un plus qu’à demi vide que d’habitude.
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